Lab de test multi-nœud#
Ce qui fait l’intérêt de two ne se voit qu’à partir de deux hyperviseurs : sur un nœud isolé, le trafic reste sur le bridge local et l’absence de plan de contrôle passe inaperçue (voir Architecture du cluster). Le lab reproduit la topologie du cluster — hyperviseurs, route reflector, switch L3 — sous forme de VM, sur un serveur physique loué à l’heure.
Le pourquoi des choix (serveur physique plutôt que VM cloud, câbles QEMU, MTU 9000, versions) est consigné sur le ticket #50. Cette page décrit comment s’en servir.
Note
État actuel : le lab de #50 est livré — serveur loué à l’heure (scripts/lab-host.sh),
topologie déclarative et plan déterministe (lab plan), VM rendues et lancées sur le
serveur (lab render, lab up / status / down / ssh), rôles installés au
démarrage (FRR sur le switch et le route reflector, two par deploy.sh sur les
hyperviseurs) et scénarios versionnés (test/e2e/run.sh). La redondance du plan de
contrôle — deux route reflectors, deux switchs — est l’objet de
#54.
Le serveur de lab#
Un serveur Scaleway Elastic Metal, créé pour une campagne de tests puis supprimé.
Offre |
|
Matériel |
2 × Xeon E5-2620 v4 or equivalent, 256 Go, 2 × 1 To SSD |
Système |
Debian 12, installé par Scaleway à la création |
Pourquoi Intel |
lab3 est en Intel : two lance ses VM en |
Or equivalent n’est pas une clause de style : le premier serveur livré était un
Xeon E5-2640 v3 (Haswell, la génération de lab3), pas le E5-2620 v4 annoncé. Relever
lscpu au début de chaque campagne.
Prérequis côté Scaleway#
Un projet dédié au lab, séparé de toute autre ressource.
lab-host.sh downsupprime tout serveur de lab du projet : il ne doit rien y avoir d’autre.Une clé d’API limitée à ce projet, avec les droits Elastic Metal et la lecture des clés SSH du projet. Rien d’autre.
Les clés SSH publiques enregistrées dans le projet, injectées à l’installation : sans elle, le serveur serait facturé sans que personne puisse s’y connecter, et
planrefuse de continuer.Le quota Elastic Metal. L”
EM-B212X-SSDexige un compte dont le moyen de paiement et l’identité sont validés ; le quota est alors de 2. Vérifier dans la console : Organisation → Quotas → Elastic Metal. Voir les quotas Scaleway.
Fichiers locaux#
Tout ce dont le script a besoin vit sous ~/.config/two-lab/, hors du dépôt.
~/.config/two-lab/scaleway.envIdentifiants Scaleway, une ligne
CLÉ=valeurchacun :SCW_SECRET_KEY=<clé secrète> SCW_DEFAULT_PROJECT_ID=<identifiant du projet de lab> SCW_DEFAULT_ZONE=fr-par-1
le fichier doit être en
0600: le script refuse de s’en servir s’il est lisible par d’autres que son propriétaire ;il est lu, jamais exécuté — pas de
source; seules ces trois clés sont reconnues ;une variable d’environnement du même nom l’emporte sur le fichier ;
la clé d’accès (
SCW…) n’est pas nécessaire : l’API REST n’authentifie que par la clé secrète, dans l’en-têteX-Auth-Token.
Pour changer de clé, remplacer la ligne
SCW_SECRET_KEY=; rien d’autre à modifier.~/.config/two-lab/ssh/lab_ed25519Clé SSH dédiée au lab, sans phrase de passe, pour que les sessions tournent sans intervention. Sa partie publique doit être enregistrée dans le projet. Quand elle existe, le script l’utilise seule (
IdentitiesOnly, agent désactivé) ; sinon il retombe sur l’agent SSH.Elle ne doit ouvrir que les serveurs éphémères du projet de lab : ne jamais l’installer sur lab3 ni sur une machine durable. En cas de doute, la retirer du projet et en générer une autre :
mkdir -p ~/.config/two-lab/ssh && chmod 700 ~/.config/two-lab ~/.config/two-lab/ssh ssh-keygen -t ed25519 -N '' -C two-lab-automation -f ~/.config/two-lab/ssh/lab_ed25519
~/.cache/two-lab/État de la session en cours : adresse et utilisateur du serveur,
known_hostsdédié. Vidé pardown.
Commandes#
usage: lab-host.sh <commande> [arguments]
plan résout l'offre horaire, l'OS et les clés SSH, affiche la requête de création
et le prix ; ne crée rien
up crée le serveur de lab, attend la fin de son installation et son SSH,
puis le prépare (voir prepare)
status liste les serveurs de lab du projet
ssh [commande] se connecte au serveur de lab ; avec une commande, un terminal n'est demandé
que si l'entrée standard en est un
prepare installe sur le serveur ce dont lab a besoin (qemu, genisoimage), vérifie
/dev/kvm et la virtualisation imbriquée ; lancé aussi par up
push <topologie> compile cmd/lab pour linux/amd64 et dépose sur le serveur ~/lab et le
répertoire de la topologie dans ~/topology/ (avec les fichiers qu'elle
référence) ; ensuite : ssh './lab up topology/<topologie>'
down supprime tous les serveurs de lab du projet et attend leur disparition
session [cmd] up, puis la commande distante (ou un shell), puis down quoi qu'il arrive
plan et status sont gratuits ; up et session créent un serveur facturé.
Toujours commencer par plan. Il valide la clé d’API, le quota d’offre, l’OS et les clés SSH,
et montre exactement ce qui serait commandé :
$ scripts/lab-host.sh plan
== offre : EM-B212X-SSD (ddaf8ba6-b2b2-4279-8af3-51930fb602f8), facturation hourly, stock available
== prix : 0.321 EUR HT par heure, frais de mise en service 0 EUR
== os : Debian 12 (Bookworm) (83640d93-a0b8-45ad-9c9f-30cae48380a4), utilisateur root
== clés : 2 clé(s) SSH du projet
== requête : POST /baremetal/v1/zones/fr-par-1/servers
session est la forme normale d’usage : le serveur est supprimé à la fin, que la commande
réussisse, échoue, ou que la session soit interrompue (Ctrl-C, TERM, fermeture du terminal).
$ scripts/lab-host.sh session 'uname -a; lscpu | grep -E "Model name|^CPU\(s\)|Virtualization"; free -g | head -2; echo "nested=$(cat /sys/module/kvm_intel/parameters/nested)"; ls -l /dev/kvm'
== création de two-lab (EM-B212X-SSD, 0.321 EUR/h HT)
== serveur 2ecc1e6a-0de8-48c0-a198-93857eee5957 créé, facturé jusqu'à 'lab-host.sh down'
== serveur 2ecc1e6a-0de8-48c0-a198-93857eee5957 : ordered, installation to_install
== serveur 2ecc1e6a-0de8-48c0-a198-93857eee5957 : ready, installation installing
…
== serveur 2ecc1e6a-0de8-48c0-a198-93857eee5957 : ready, installation completed
== SSH pas encore joignable, nouvel essai dans 20s
…
== prêt : root@<adresse>
Linux two-lab 6.1.0-53-amd64 #1 SMP PREEMPT_DYNAMIC Debian 6.1.187-1 (2026-09-07) x86_64 GNU/Linux
CPU(s): 32
Model name: Intel(R) Xeon(R) CPU E5-2640 v3 @ 2.60GHz
…
Virtualization: VT-x
total used free shared buff/cache available
Mem: 251 1 250 0 0 249
nested=Y
crw-rw---- 1 root kvm 10, 232 Oct 3 17:23 /dev/kvm
== session terminée (code 0), suppression du serveur
== suppression de 2ecc1e6a-0de8-48c0-a198-93857eee5957
== aucun serveur de lab ne reste dans le projet
Extrait de la première campagne (lignes répétées remplacées par …). Compter environ 15 minutes entre la création et le SSH disponible : 13 min 30 à la première
campagne, suppression comprise. SSH ne répond pas tout de suite après la fin de l’installation —
environ 100 secondes la première fois — d’où l’attente intégrée à up. Le code de sortie de
session est celui de la commande distante.
up, ssh et down séparément servent au debug interactif — et laissent la suppression
à la charge de l’utilisateur.
Une campagne sur le lab enchaîne ces commandes depuis le Mac ; lab s’exécute sur le serveur
(voir Lancement des VM) :
scripts/lab-host.sh up
scripts/lab-host.sh push test/e2e/topologies/evpn-2hv.yml
scripts/lab-host.sh ssh './lab up topology/evpn-2hv.yml'
scripts/lab-host.sh ssh './lab ssh hv1' # shell interactif sur hv1
scripts/lab-host.sh ssh './lab ssh hv1 ip -br a' # commande, code de retour propagé
scripts/lab-host.sh down
push transfère par la connexion SSH du script — mêmes options, même clé, même
known_hosts que ssh : le binaire par cat, le répertoire de la topologie par tar
(sans les métadonnées macOS), chacun renommé une fois complet. Tout le répertoire part, pour que
les fichiers que la topologie référence (frr/*.conf) arrivent avec elle.
Topologie#
Un lab est décrit par un fichier YAML : des nœuds (les VM) et des segments (des réseaux L2
portés par un switch). Exemple livré, test/e2e/topologies/evpn-2hv.yml :
name: evpn-2hv
images:
debian12:
url: https://cloud.debian.org/images/cloud/bookworm/latest/debian-12-generic-amd64.qcow2
sums: https://cloud.debian.org/images/cloud/bookworm/latest/SHA512SUMS
segments:
underlay:
switch: sw1
cidr: 192.168.14.0/24
mtu: 9000
nodes:
sw1:
{ role: switch, image: debian12, cpus: 2, memory: 1024,
secondary: { underlay: [169.254.0.1/28] }, frr: frr/sw1.conf }
rr1:
{ role: rr, image: debian12, cpus: 1, memory: 1024, segments: [underlay],
addresses: { underlay: 192.168.14.2 }, secondary: { underlay: [169.254.0.3/28] },
loopback: 10.255.255.1/32, frr: frr/rr1.conf }
hv1:
{ role: hypervisor, image: debian12, cpus: 4, memory: 16384, segments: [underlay],
addresses: { underlay: 192.168.14.11 }, frr: frr/hv1.conf, release: 0.2.0rc003,
agent: agent/two.yml }
hv2:
{ role: hypervisor, image: debian12, cpus: 4, memory: 16384, segments: [underlay],
addresses: { underlay: 192.168.14.12 }, frr: frr/hv2.conf, release: 0.2.0rc003 }
Chaque nœud non-switch est relié au switch de chacun de ses segments par un câble virtuel QEMU ; le switch met ces câbles dans un bridge et porte la passerelle du segment.
Ce que le fichier déclare :
imagesurlde l’image qcow2 etsumsdu fichier de sommes à vérifier, tous deux enhttps://.segmentsswitch(un nœud de rôleswitch),cidrIPv4 entre/8et/30,mtufacultatif — 9000 par défaut, entre 1280 et 9000. Nom : 12 caractères au plus, minuscules et chiffres, parce qu’il devient le nom d’interface dans les VM et, préfixé debr-, celui du bridge (15 caractères au plus sous Linux).nodesrole(switch,rrouhypervisor),image,cpus,memoryen Mio (256 au moins),segmentsauxquels le nœud est relié, etaddressespour fixer l’adresse d’un nœud sur un segment (addresses: {underlay: 192.168.14.50}). Un switch ne déclare nisegmentsniaddresses: il porte ceux dont il est leswitch.Champs de rôle, facultatifs :
secondary— des adresses supplémentaires par segment, avec leur longueur de préfixe (secondary: {underlay: [169.254.0.3/28]}), posées sur la même interface que l’adresse principale : même L2, même MAC. Elles doivent être hors du CIDR du segment, pour ne jamais croiser l’attribution automatique. Sur un switch, elles vont sur le bridge du segment ;loopback— une adresse sur une interfacedummynomméelo1(loopback: 10.255.255.1/32) ;frr— le chemin d’unfrr.conf, relatif au fichier de topologie : FRR est installé au démarrage et la configuration déposée telle quelle (voir Rôles).release— obligatoire pour un hyperviseur, refusé ailleurs : le tag de la release de two quedeploy.shinstalle (release: 0.2.0rc003). Sans lui,deploy.shprendrait la dernière release, et le lab ne serait plus reproductible.agent— pour un hyperviseur seulement : le chemin d’unagent.yml, relatif au fichier de topologie, déposé dans/etc/two/agent.ymlavantdeploy.sh. Sans lui, l’agent tourne avec sa configuration par défaut. L’exemple met hv1 sur le serveur DHCP intégré (test/e2e/topologies/agent/two.yml:dhcp.backend: two) et laisse hv2 sur dnsmasq.
mgmt0etlo1sont réservés : aucun segment ne peut porter ces noms.
Ce que l’outil en déduit, de façon déterministe — même fichier, même plan :
Passerelle d’un segment |
la première adresse du CIDR, portée par le switch sur |
Adresse d’un nœud |
les suivantes, dans l’ordre de déclaration des nœuds ; une adresse fixée par
|
Câbles |
un par couple (segment, nœud), segments puis nœuds dans l’ordre de déclaration ; le
câble i utilise les ports UDP |
MAC |
|
Interfaces |
côté nœud, le nom du segment ; côté switch, |
SSH d’administration |
|
Avertissement
Réordonner les nœuds ou les segments dans le fichier change les adresses, les MAC et les
ports. C’est assumé pour un lab ; lab plan montre le résultat avant tout lancement.
Limites : 1000 nœuds, 256 segments, et autant de câbles que la plage UDP le permet (22 768).
lab plan valide le fichier et affiche le plan, sans rien lancer :
$ go run ./cmd/lab plan test/e2e/topologies/evpn-2hv.yml
lab evpn-2hv: nodes 4, segments 1, cables 3
nodes
name role image cpus memory ssh
sw1 switch debian12 2 1024 MiB 127.0.0.1:2200
rr1 rr debian12 1 1024 MiB 127.0.0.1:2201
hv1 hypervisor debian12 4 16384 MiB 127.0.0.1:2202
hv2 hypervisor debian12 4 16384 MiB 127.0.0.1:2203
roles
name loopback secondary frr release agent
sw1 - underlay 169.254.0.1/28 sw1.conf - -
rr1 lo1 10.255.255.1/32 underlay 169.254.0.3/28 rr1.conf - -
hv1 - - hv1.conf 0.2.0rc003 two.yml
hv2 - - hv2.conf 0.2.0rc003 -
segment underlay: 192.168.14.0/24, mtu 9000, switch sw1, bridge br-underlay, gateway 192.168.14.1
node interface address mac udp switch port mac udp
rr1 underlay 192.168.14.2/24 02:4c:00:01:00:00 20000 <-> sw1 p0 02:4c:00:01:00:01 20001
hv1 underlay 192.168.14.11/24 02:4c:00:02:00:00 20002 <-> sw1 p1 02:4c:00:02:00:01 20003
hv2 underlay 192.168.14.12/24 02:4c:00:03:00:00 20004 <-> sw1 p2 02:4c:00:03:00:01 20005
Un fichier invalide est refusé avec toutes ses erreurs à la fois, et un code de sortie 1. Les champs inconnus et les clés en double sont refusés aussi :
$ lab plan cassee.yml
lab: cassee.yml:
segment underlay: rr1 is a rr, not a switch
segment underlay: cidr 10.250.0.0/31 prefix length out of range [/8, /30]
node sw1: switch carries no segment
Les ASN, la loopback du route reflector, le lien 169.254.0.0/28 et le subnet des hyperviseurs
de l’exemple sont ceux de la production (décision du 2026-10-04, #50) : les fichiers de
test/e2e/topologies/ restent ainsi au plus près de ce qui tourne réellement. Toutes les adresses y sont
fixées par addresses — le route reflector en .2, les hyperviseurs à partir de .11 —
pour que le modèle se lise sans le plan et ne dépende pas de l’ordre de déclaration : le
frr.conf d’un hyperviseur, écrit à la main, porte son adresse en router-id. Seul le switch
n’en déclare pas : il porte toujours la passerelle, la première adresse du segment.
Rôles#
Les configurations FRR du lab vivent dans test/e2e/topologies/frr/, une par nœud, écrites à la main :
ce sont les mêmes fichiers que la documentation de déploiement inclut, pour que le lab qualifie
exactement ce qu’elle prescrit. Celle du route reflector :
frr defaults traditional
hostname rr1
log syslog informational
!
ip prefix-list RR-LOOPBACK-OUT seq 10 permit 10.255.255.1/32
!
route-map NO-IN deny 999
description deny
exit
!
router bgp 65000
no bgp default ipv4-unicast
bgp router-id 10.255.255.1
bgp cluster-id 10.255.255.1
neighbor CLUSTER peer-group
neighbor CLUSTER remote-as 65100
neighbor CLUSTER bfd
neighbor 169.254.0.1 peer-group CLUSTER
neighbor 169.254.0.1 description router-1
neighbor 169.254.0.2 peer-group CLUSTER
neighbor 169.254.0.2 description router-2
neighbor fabric peer-group
neighbor fabric remote-as 64600
neighbor fabric local-as 64600 no-prepend replace-as
neighbor fabric capability extended-nexthop
neighbor fabric update-source 10.255.255.1
bgp listen range 192.168.14.0/24 peer-group fabric
bgp listen limit 200
!
address-family ipv4 unicast
network 10.255.255.1/32
neighbor CLUSTER activate
neighbor CLUSTER prefix-list RR-LOOPBACK-OUT out
neighbor CLUSTER route-map NO-IN in
exit-address-family
!
address-family l2vpn evpn
neighbor fabric activate
neighbor fabric route-reflector-client
exit-address-family
!
exit
!
Au premier démarrage, cloud-init installe FRR (frr-stable de deb.frrouting.org, sans les
paquets recommandés), active bgpd — et bfdd sur le switch et le route reflector —, puis
dépose le frr.conf du nœud et redémarre FRR. La mise à jour des index de paquets est réessayée
pendant cinq minutes : un nœud peut démarrer avant que le switch, par lequel il sort, n’ait posé
son NAT.
La clé du dépôt FRR n’est pas téléchargée au démarrage : elle est enregistrée dans lab
(internal/lab/render/frrouting.gpg) et déposée par cloud-init. Elle a été récupérée le
2026-10-04 sur deb.frrouting.org ; les empreintes de ses clés primaires sont publiées sous la
même valeur sur keys.openpgp.org et keyserver.ubuntu.com :
3D99 68AC 9AE7 BE11 6928 8DDB 1FD5 8398 95F5 7FDA David Lamparter
4A56 C773 8BB3 F815 95A8 05D2 A832 7699 08F1 3ED1 FRRouting Debian Repository
A90F C36D 9429 4097 98E9 C2D8 74DE ED43 AB19 4DBF Jafar Al-Gharaibeh
Une clé renouvelée par FRR fera échouer l’installation (signature inconnue) : remplacer le fichier après avoir vérifié les nouvelles empreintes.
Hyperviseurs. Ils se déploient comme en production, par deploy.sh — celui du dépôt,
embarqué dans lab avec bootstrap_kvm.sh (paquet scripts) et déposé dans
/opt/two/scripts/, où deploy.sh cherche d’abord bootstrap_kvm.sh :
deploy.sh --noup_script -i -u <segment> -t <release>
--noup_script empêche l’auto-mise à jour de remplacer le script par celui de main : le lab
teste les scripts de sa branche. L’uplink -u est l’interface qui porte la route par défaut —
celle du premier segment de l’hyperviseur dans l’ordre de déclaration des segments — parce que
deploy.sh y lit l’adresse et la passerelle qu’il déplace sur br-000000. deploy.sh
télécharge la release sur git.g3e.fr sans réessayer : le lancement attend d’abord que le serveur
réponde, à travers le switch. FRR est installé après : il démarre sur le réseau final.
Un seul script de provisionnement par nœud. cloud-init exécute runcmd comme un script
sh sans set -e : seule la dernière commande compte, et un deploy.sh en échec suivi d’un
FRR installé avec succès passerait pour un démarrage réussi. Chaque nœud reçoit donc
/usr/local/sbin/lab-provision, en set -eu, qui enchaîne ses étapes ; runcmd n’appelle
que lui, et la première étape en échec met cloud-init en erreur.
Ce que vérifie lab up, une fois cloud-init terminé sans erreur : agent.service actif
sur chaque hyperviseur, frr actif sur chaque nœud qui en a un. Ce contrôle couvre ce que
cloud-init ne voit pas — si la migration réseau échoue, deploy.sh arme un redémarrage de
secours, et la VM redémarrée ne rejoue pas runcmd.
Avertissement
Un hyperviseur du lab ne survit pas à un redémarrage. En production, la racine est en
tmpfs et deploy.sh --bootstrap est rejoué à chaque démarrage ; dans le lab, -i n’est
exécuté qu’au premier, et la migration réseau, qui n’est pas persistée, est perdue. Recréer le
lab : lab down puis lab up.
Vérifié le 2026-10-04 sur le serveur de lab, topologie evpn-2hv, release 0.2.0rc002 :
$ scripts/lab-host.sh ssh './lab up -timeout 25m topology/evpn-2hv.yml'
sw1: started
rr1: started
hv1: started
hv2: started
sw1: ready
rr1: ready
hv1: ready
hv2: ready
Vérification |
Résultat |
|---|---|
|
6 min 15 |
session switch ↔ route reflector, IPv4 unicast, BFD |
Established, BFD up ; le switch reçoit la seule loopback du route reflector |
sessions EVPN des deux hyperviseurs vers la loopback du route reflector |
Established, voisins dynamiques, stables |
réseau d’un hyperviseur après |
adresse sur |
VPC, subnet |
|
DHCP et routes (option 121) servis par two à la VM |
conformes, route |
métadonnées, image configurée selon Construction de l’image qcow2 |
|
VM ↔ VM entre les deux hyperviseurs, même subnet |
échec : les VXLAN de two n’ont pas d’adresse VTEP locale, rien n’est annoncé en EVPN — #51 ; avec l’adresse posée, ping et MTU 1500 passent |
Note
Le switch du lab est un routeur Linux avec FRR, par choix. Il joue le rôle générique de
routeur de cluster : passerelle des hyperviseurs, session eBGP avec BFD vers le route reflector,
dont il n’accepte que la loopback (test/e2e/topologies/frr/sw1.conf). L’équipement réel dépend de qui
déploie l’infrastructure (MikroTik aujourd’hui ; Cisco, Juniper, Arista… demain) : il n’a besoin
que de BGP et d’EVPN, et sa configuration propre au constructeur n’a pas sa place dans le lab.
Rendu des VM#
lab render produit, pour chaque nœud, ce qu’il faut pour démarrer sa VM — sans rien lancer :
$ go run ./cmd/lab render -key ~/.config/two-lab/ssh/lab_ed25519.pub test/e2e/topologies/evpn-2hv.yml <répertoire>
<répertoire>/<nœud>/ reçoit :
qemu.argsLes arguments de
qemu-system-x86_64, un par ligne : rien à échapper, rien à interpréter par un shell.meta-data,user-data,network-configLes trois fichiers NoCloud de cloud-init, à mettre dans une image de volume
cidata.
Les chemins de la VM (disk.qcow2, seed.iso, console.log, qmp.sock, qemu.pid)
sont ceux du répertoire du nœud ; -key peut être répété, et accepte un fichier
authorized_keys (lignes vides et commentaires ignorés). Les fichiers sont créés en 0600.
Ce que contiennent les arguments QEMU d’un hyperviseur — extrait réel, côté réseau :
-netdev
user,id=mgmt0,restrict=on,ipv6=off,hostfwd=tcp:127.0.0.1:2202-:22
-device
virtio-net-pci,netdev=mgmt0,mac=02:4d:00:02:00:00,romfile=
-netdev
dgram,id=underlay,local.type=inet,local.host=127.0.0.1,local.port=20002,remote.type=inet,remote.host=127.0.0.1,remote.port=20003
-device
virtio-net-pci,netdev=underlay,mac=02:4c:00:02:00:00,host_mtu=9000,romfile=
Les choix qui s’y lisent :
machine
q35,-accel kvm -cpu host— le KVM imbriqué des hyperviseurs du lab en dépend ;-nodefaultspour qu’aucun périphérique implicite ne s’ajoute ;administration (
mgmt0) : le NAT de QEMU, MAC02:4d:<nœud>:<nœud>:00:00, SSH redirigé sur la boucle locale de l’hôte.restrict=onpour tous les nœuds sauf le switch : un nœud isolé ne joint ni l’hôte ni l’extérieur par là, seule la redirection SSH passe.ipv6=offpartout (voir plus bas) ;câbles :
dgramsur127.0.0.1, les deux extrémités d’un câble se répondent (port local de l’une = port distant de l’autre),host_mtuannonce le MTU du segment au guest ;romfile=vide sur toutes les cartes : pas de ROM de démarrage réseau, donc pas de repli sur un démarrage PXE si le firmware ne trouve pas le disque. Pendant les essais de #50, une VM restée bloquée sans rien écrire sur sa console, CPU au repos, avait toutes les apparences de ce repli ; la cause n’a pas été isolée, l’option est une précaution.
Ce que fait cloud-init :
toutes les VM : interfaces nommées d’après leur MAC (
mgmt0, nom du segment,p<i>),dhcp4: falsepartout,mgmt0en10.0.2.15/24sans passerelle ; connexion SSH par clé seulement, utilisateurdebian,rootdésactivé, mot de passe refusé ;un nœud : adresse sur chaque segment, MTU du segment, route par défaut et DNS (
1.1.1.1,8.8.8.8) sur son premier segment — la sortie Internet passe par le switch ;le switch : route par défaut par
mgmt0; un servicelab-switchcrée un bridgebr-<segment>par segment (STP désactivé, MTU du segment), y branche ses ports, porte la passerelle, active le routage et masque (NAT nftables) les segments versmgmt0. Le service est rejoué à chaque démarrage.
Vérifié sur de vraies VM#
Le switch et le route reflector n’ont pas besoin de KVM imbriqué : sw1 et rr1 de
l’exemple ont été démarrés sur un Mac, en émulation (TCG), avec Debian 12 generic et
les fichiers produits par lab render.
Vérification |
Résultat |
|---|---|
interfaces nommées et adressées, bridge |
conforme |
service |
conforme |
|
passe |
|
refusé : |
Internet depuis |
passe, par |
|
bloqué |
|
bloqué |
Un défaut trouvé par cet essai, et corrigé : sans ipv6=off, le NAT de QEMU annonce un
préfixe IPv6 et mgmt0 reçoit une route IPv6 par défaut — vers une impasse, puisque
restrict=on bloque tout. Pas de fuite, mais chaque programme qui tente l’IPv6 d’abord (le DNS
renvoie d’abord des adresses IPv6) attend un délai avant de se rabattre sur l’IPv4.
Note
Un ping vers 10.0.2.2 n’est pas un test d’isolation : c’est la passerelle virtuelle de
QEMU qui répond elle-même, restrict=on ou non. Seule une connexion vers un vrai service de
l’hôte, avec un témoin qui y parvient, le prouve.
Reste à vérifier sur le serveur de lab : les hyperviseurs, qui exigent KVM imbriqué.
Lancement des VM#
lab s’exécute sur le serveur de lab. Il garde l’état du lab dans un répertoire
(-run, par défaut ~/lab-run) : status, down et ssh n’ont donc pas besoin de la
topologie.
lab up [-run dir] [-cache dir] [-timeout 20m] <topologie.yml>
lab status [-run dir]
lab down [-run dir]
lab ssh [-run dir] <nœud> [commande…]
lab uprefuse de continuer si un lab tourne déjà dans le répertoire ;
télécharge chaque image dans le cache (
-cache, par défaut~/.cache/two-lab) et la vérifie contreSHA512SUMS; une image déjà présente et toujours conforme n’est pas retéléchargée, la liste des sommes est relue à chaque fois ;génère une paire de clés SSH dans le répertoire du lab, si elle n’existe pas encore ;
pour chaque nœud : fichiers de
lab render, disque neuf en overlay qcow2 sur l’image (qemu-img create -b, 20 Gio annoncés), imagecidata(genisoimage) ;démarre les QEMU, switchs d’abord, détachés (
-daemonize) : ils survivent à la session SSH qui les a lancés ;attend sur chaque nœud la fin de cloud-init (
cloud-init status --waitpar SSH), jusqu’au délai-timeout.
La topologie est copiée dans
<run>/topology.yml. Un échec laisse les nœuds démarrés en place :lab status, puislab down.lab statusPour chaque nœud : rôle, état du processus QEMU, PID, port SSH sur la boucle locale.
lab downArrête chaque QEMU par
SIGTERM, puisSIGKILLau bout de 30 s. Les disques sont conservés jusqu’au prochainup, qui les recrée.lab sshOuvre un shell sur un nœud, ou y exécute une commande, avec la clé générée par
up.labcède la place àssh, dont le code de retour est donc celui de la commande. Un terminal n’est demandé (-t) que si l’entrée delaben est un : depuis un script, ni pseudo-terminal ni\r\ndans la sortie.Comme
ssh,lab sshrecolle ses arguments par des espaces et les confie à un shell distant — et depuis le Mac, il y en a deux : celui du serveur, puis celui de la VM. Une commande qui contient elle-même des guillemets se passe en une seule chaîne :$ echo | scripts/lab-host.sh ssh './lab ssh hv1 sh -c "exit 42"'; echo "rc 42=$?" rc 42=0 $ echo | scripts/lab-host.sh ssh "./lab ssh hv1 'sh -c \"exit 42\"'"; echo "rc 42=$?" rc 42=42
Dans le premier cas, la VM reçoit
sh -c exit 42:exitsans argument,42en$0. Pour plus d’une commande, passer un script sur l’entrée standard :scripts/lab-host.sh ssh "./lab ssh hv1 'sudo bash -s'" < script.sh.
Un processus n’est tenu pour celui d’un nœud que si son PID, lu dans qemu.pid, désigne un
processus vivant dont la ligne de commande (/proc/<pid>/cmdline) contient -name <nœud>.
Un PID réutilisé par un autre programme n’est donc jamais signalé.
Avertissement
Le cache range une image sous son nom de fichier, et l’URL de Debian est latest : une
nouvelle publication remplace le fichier, et les overlays existants pointeraient sur une
base différente. up recrée toujours les disques, ce qui suffit avec un lab par serveur ;
ne pas relancer un QEMU à la main à partir d’un qemu.args après un up ultérieur.
Une campagne réelle, de la création du serveur à la première commande sur une VM — sorties du 2026-10-04 :
$ scripts/lab-host.sh up
== création de two-lab (EM-B212X-SSD, 0.321 EUR/h HT)
…
== préparation du serveur : qemu, genisoimage, KVM imbriqué
…
qemu QEMU emulator version 7.2.22 (Debian 1:7.2+dfsg-7+deb12u18+b3), nested=Y
== prêt : root@<adresse>
$ scripts/lab-host.sh push test/e2e/topologies/evpn-2hv.yml
== compilation de lab (linux/amd64)
== déposés sur le serveur : ~/lab, ~/evpn-2hv.yml — ensuite : lab-host.sh ssh './lab up evpn-2hv.yml'
$ scripts/lab-host.sh ssh './lab up evpn-2hv.yml'
sw1: started
rr1: started
hv1: started
hv2: started
sw1: ready
rr1: ready
hv1: ready
hv2: ready
$ scripts/lab-host.sh ssh './lab status'
node role state pid ssh
sw1 switch running 5158 127.0.0.1:2200
rr1 rr running 5171 127.0.0.1:2201
hv1 hypervisor running 5182 127.0.0.1:2202
hv2 hypervisor running 5196 127.0.0.1:2203
lab up a pris 49 secondes, téléchargement et vérification de l’image (427 Mio) compris ;
l’essentiel du temps d’une campagne est la livraison du serveur (environ 25 minutes avec
prepare).
Vérifié sur le serveur de lab#
Le 2026-10-04, sur un Xeon E5-2640 v3, Debian 12 et QEMU 7.2 sur le serveur, topologie
evpn-2hv :
Vérification |
Résultat |
|---|---|
|
passe |
|
refusé : |
sortie Internet de hv1 |
par |
hv1 vers un service TCP du serveur par |
refusé |
hv1 vers Internet par |
refusé |
|
présent, |
racine de hv1 (overlay de 20 Gio) |
20 Go : |
code de retour à travers |
propagé jusqu’au Mac |
|
shell interactif |
|
conforme |
Scénarios#
Les scénarios se lancent depuis le Mac, sur un lab démarré (up, push, ./lab up) :
test/e2e/run.sh s1 # un scénario
test/e2e/run.sh s1 s3 # plusieurs
test/e2e/run.sh all # tous, dans l'ordre
Chacun affiche une ligne RÉUSSI ou ÉCHOUÉ par vérification — un échec porte la dernière
ligne de la commande en cause —, des lignes INFO pour les mesures, puis son bilan. Le code de
sortie vaut 1 si une vérification échoue ou si aucune n’a été faite.
Scénario |
Ce qui doit être vrai |
Hyperviseurs |
|---|---|---|
|
backend DHCP |
hv1 |
|
route par défaut via |
hv1 |
|
deux VPC sur le même hyperviseur ne se joignent pas, en ICMP comme en TCP ; chaque VM joint sa passerelle (témoin) |
hv1 |
|
adresse VTEP locale sur les VXLAN (#51), VTEP distant appris par EVPN, ping VM ↔ VM
entre hyperviseurs, trame de 1472 octets en |
hv1, hv2 |
|
deux VPC de même plage, VNI différentes, sur deux hyperviseurs : la VM joint celle de sa VPC sur l’autre hyperviseur (témoin) et pas celle de l’autre VPC — aucune résolution ARP |
hv1, hv2 |
|
FRR arrêté sur le route reflector, ping continu entre les VM de |
hv1, hv2, rr1 |
s6 réutilise les VM de s4 : le lancer après.
Comment c’est fait. test/e2e/run.sh exécute chaque scénario sur le Mac ; un
scénario envoie des blocs de shell aux nœuds par on <nœud> [VAR=valeur…] <<'NODE', précédés de
test/e2e/lib/node.sh — appels à l’API de l’agent, attente des états, image Debian compatible two
(préparée une fois par hyperviseur, seedfrom avec barre oblique finale), clé SSH des VM,
check et vm_fails. Une vérification négative (« ne joint pas ») passe par vm_fails :
elle n’est réussie que si le SSH vers la VM a fonctionné et que la commande y a échoué — un
SSH en panne ne passe jamais pour une isolation.
Résultats du 2026-10-04 sur le serveur de lab, release 0.2.0rc003, hv1 sur le DHCP intégré et
hv2 sur dnsmasq — toute la série en 8 minutes :
$ test/e2e/run.sh all | grep -E '^(=== s[0-9].* : |INFO)'
INFO: MAC de sn-s1a : 00:22:33:00:00:0a 00:22:33:00:00:0b ; de sn-s1b : 00:22:33:00:00:0a 00:22:33:00:00:0b
=== s1-dhcp-two : 37 réussi(s), 0 échoué(s)
=== s2-gateway : 22 réussi(s), 0 échoué(s)
=== s3-isolation-local : 12 réussi(s), 0 échoué(s)
=== s4-evpn : 14 réussi(s), 0 échoué(s)
=== s5-isolation-evpn : 13 réussi(s), 0 échoué(s)
INFO: 30 s après l'arrêt du route reflector : 0 réponses dans les 10 dernières secondes (50 si le trafic passe intégralement)
INFO: VTEP distant encore connu : 0 ; entrée d'inondation : 0
INFO: 90 s après l'arrêt : 0 réponses dans les 10 dernières secondes
INFO: retour du VTEP distant et du trafic 31 s après le redémarrage de FRR
=== s6-rr-loss : 8 réussi(s), 0 échoué(s)
Dans ce run, le contrôle « uniquement les MAC de son subnet » de s1 ne prouvait rien : two
dérive la MAC du rang de l’IP, et les VM .10/.11 des deux subnets avaient les mêmes MAC.
Vérifié à la main sur le lab, chaque serveur DHCP ne connaissait que les couples MAC/IP de son
subnet ; le scénario compare désormais ces couples.
Les VM sont accessibles depuis le netns de leur VPC, sur l’hyperviseur, avec l’utilisateur
syonad créé par les métadonnées de two :
scripts/lab-host.sh ssh "./lab ssh hv1 'sudo ip netns exec vp-s4 ssh -i /root/.ssh/lab-vm syonad@10.240.1.10'"
Écrire un scénario#
Le lab sert à qualifier des comportements qui ne se voient qu’à plusieurs hyperviseurs — la
campagne L3VNI de #41 en est le prochain exemple. Un
scénario est un fichier test/e2e/scenarios/<n>-<nom>.sh, exécuté par scenario.sh sur le
Mac ; il envoie des blocs aux nœuds :
on hv1 <<'NODE'
two_image || { echo "ÉCHOUÉ: image compatible two"; exit 0; }
KEY=$(vm_key)
check "VPC vp-x" vpc_create vp-x 10.250.0.0/16
check "subnet sn-x" subnet_create sn-x vp-x 2601 10.250.1.1 10.250.1.0/24
check "VM x1" vm_create x1 sn-x 10.250.1.10 "${KEY}"
check "x1 joignable" vm_wait vp-x 10.250.1.10
check "x1 joint sa passerelle" vm_ssh vp-x 10.250.1.10 'ping -c 2 -W 2 10.250.1.1'
check "x1 ne joint pas 10.251.1.10" vm_fails vp-x 10.250.1.10 'ping -c 2 -W 2 10.251.1.10'
info "mesure : $(vtysh -c 'show evpn vni 2601' | grep -c 'flood')"
NODE
Les règles qui ont fait leurs preuves en E5 :
une vérification par ligne, avec
check— jamais unecho RÉUSSIécrit à la main ;toute vérification négative a son témoin : avant « ne joint pas », une ligne qui prouve que la cible est vivante et que le chemin du test fonctionne ;
``vm_fails`` pour le négatif, jamais
!devant unvm_ssh: un SSH en panne doit échouer, pas passer pour une isolation ;une donnée qui distingue réellement les cas : two dérivant la MAC du rang de l’IP, deux subnets ont les mêmes MAC — comparer des couples MAC/IP, pas des MAC ;
les mesures en ``INFO``, les attentes en
check: un temps de reconvergence se mesure, il ne se décrète pas ;chaque scénario crée ses propres VPC, plages et VNI, distinctes de celles des autres, pour que
allles enchaîne sur le même lab ; un scénario qui dépend d’un autre le vérifie en tête (check "prérequis : …") ;variables vers un nœud :
on hv1 NOM=valeur <<'NODE'(valeurs échappées parscenario.sh) ;bash test/e2e/run_test.shvérifie la syntaxe de chaque bloc réellement envoyé — à lancer avant toute session.
Facturation#
Avertissement
Un serveur Elastic Metal est facturé de sa création à sa suppression, éteint compris. Éteindre ne suffit pas : il faut supprimer. La granularité n’est pas documentée par Scaleway — compter chaque heure entamée comme une heure pleine.
Ce que le script garantit :
il ne commande jamais d’offre mensuelle : il exige une seule offre au nom demandé, en facturation horaire, en stock et sans frais de mise en service, sinon il refuse avant toute création. La CLI
scwn’est pas utilisée pour cette raison : sonserver create type=…choisit l’offre par son seul nom et peut tomber sur la mensuelle, qui engage un mois ;il refuse de créer un second serveur si un serveur de lab existe déjà ;
downagit sur tous les serveurs portant le tagtwo-labdans le projet, etsessiony ajoute l’identifiant reçu à la création : un serveur créé juste avant une interruption est rattrapé ;une suppression refusée pendant la livraison ou l’installation est réessayée tant qu’elle dure, dans la limite du délai d’installation augmenté du délai de suppression ;
le serveur n’est déclaré supprimé qu’au 404 de l’API, jamais sur une erreur passagère ;
un échec de suppression se termine par
SERVEUR(S) DE LAB TOUJOURS FACTURÉ(S)et un code d’erreur.
Ce qu’il ne peut pas garantir : un SIGKILL, une coupure de courant ou une mise en veille du
poste qui lance la session. En cas de doute, toujours :
scripts/lab-host.sh status
scripts/lab-host.sh down
Diagnostic#
aucune clé SSH active dans le projetAucune clé SSH n’est enregistrée dans le projet de lab. En ajouter une dans la console (projet → Clés SSH).
offre horaire EM-B212X-SSD : 0 correspondance(s)L’offre n’existe pas dans la zone en facturation horaire. Vérifier
SCW_DEFAULT_ZONE.création incertaineLa création a échoué ou n’a pas rendu d’identifiant. Le serveur a pu être créé malgré tout — cas typique : le quota (identité non validée), ou une réponse perdue. Le script indique s’il voit un serveur de lab ; dans tous les cas, lancer
statuspuisdown.SSH injoignableL’installation est terminée mais SSH ne répond pas après 10 minutes. Avec une clé matérielle (Yubikey), chaque connexion demande un PIN ou un toucher : utiliser la clé dédiée du lab. Le serveur est toujours facturé :
down.SERVEUR(S) DE LAB TOUJOURS FACTURÉ(S)La suppression n’a pas abouti dans les délais. Relancer
down; si l’erreur persiste, supprimer depuis la console Scaleway.HTTP 403 insufficient permissionsLa clé d’API est authentifiée mais n’a pas le droit demandé — en général la lecture des clés SSH du projet. Compléter la politique de la clé, limitée au projet.
Sécurité#
La clé secrète n’apparaît ni dans les arguments des processus (elle est passée à
curlpar un descripteur de fichier), ni dans les journaux, ni dans l’environnement dessh.Ne jamais lancer le script sous
bash -x: la trace afficherait la clé.Le serveur n’expose que SSH, par clé. Le lab n’a aucune donnée personnelle ni secret de production.
Une clé secrète qui a circulé ailleurs que dans
scaleway.env(conversation, terminal partagé, capture d’écran) se régénère.Clé SSH des VM : générée par
lab upsur le serveur, c’est la seule clé autorisée dans les VM. Elle ne quitte jamais le serveur, n’ouvre que les VM du lab — qui n’écoutent qu’en boucle locale — et disparaît avec lui. La clé publique du Mac n’est jamais envoyée aux VM.Clés d’hôte des VM non vérifiées par
lab ssh(known_hostsjetable) : elles changent à chaqueup. Acceptable uniquement parce que la connexion reste sur la boucle locale d’un serveur auquel on s’est authentifié.Code exécuté sans épinglage par
deploy.sh: la bibliothèqueshflagsest récupérée parcurlsur la branchemaind’un autre dépôt (H6N/tools) et exécutée pareval, sans vérification d’intégrité — dans le lab comme en production. Les artefacts de la release sont, eux, vérifiés contreSHA256SUMS.Image :
SHA512SUMSvient de la même origine que l’image, en HTTPS. La vérification protège contre la corruption, pas contre une origine compromise ; la signature GPG de Debian (SHA512SUMS.sign) n’est pas encore vérifiée.
Tests#
bash scripts/lab-host_test.sh
bash test/e2e/run_test.sh
go test ./internal/lab/... ./cmd/lab/
Environ une minute et demie, sans réseau : la suite remplace curl par une fausse API Scaleway
qui se place dans le pire cas (offre mensuelle listée avant l’horaire, serveurs d’autres projets,
suppressions refusées, erreurs 503, serveur qui tarde à disparaître) et ssh par un faux client.
Elle tourne sous bash 5 comme sous le bash 3.2 de macOS.